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Entre 1870 et 1910, l'Estaque a été la scène d'une période cruciale de l'histoire de l'art.
De nouvelles formes picturales sont nées de la confrontation du regard des peintres aux paysages de l'Estaque. La peinture “post-impressionniste“ de Cézanne y a évolué, ouvrant la voie au “fauvisme“ de Derain, Dufy, Friesz ou Braque et au “premier cubisme“ (de Braque, de Dufy).
Peintres (Marquet, Monticelli, Renoir…), mais aussi musiciens (Saint-Saëns), écrivains (Zola) ont puisé à l'Estaque une inspiration qui a participé au bouleversement de l'art au XXème siècle.
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Des paysages, une lumière… des rencontres qui fascinent…
« le pays est superbe. Des deux côtés du golfe, des bras de rochers s'avancent (…). La côte part de Marseille, s'arrondit, se creuse en larges échancrures avant d'arriver à l'Estaque, bordée d'usines qui lâchent, par moments, de hauts panaches de fumée.
Mais l'Estaque n'a pas seulement cette échappée sur la mer.
Le village, adossé aux montagnes, est traversé par des routes qui vont se perdre au milieu d'un chaos de roches foudroyées. Le chemin de fer de Marseille à Lyon court parmi les grands blocs, traverse des ravins sur des ponts, s'enfonce brusquement sous le roc lui-même (…). Rien n'égale la majesté sauvage de ces gorges qui se creusent entre les collines, chemins étroits serpentant au fond d'un gouffre, flancs arides plantés de pins, dressant des murailles aux colorations de rouille et de sang.
En haut, au-dessus de la bordure noire des pins, le ciel met la bande continue de sa fine soie bleue ». (Émile Zola. Naïs Micoulin).
Le chemin des peintres vous révèle l'intimité de l'Estaque…
Empruntez-le… |